Comment j'ai loupé ma vie

14 avril 2017

Mauvais choix

Je ne sais pas faire de choix. Du coup, soit je m'abstiens, soit je tranche...et je me plante.

Au jeu du "plouf plouf ça ne sera pas toi..." c'est clair : le bon choix, c'est rarement moi qui le fais.

Certains diront que je suis du signe de la balance et que donc, ceci explique cela. M'ouais...

D'autres diront que c'est la faute à pas d'chance. Ou bien encore que je ne conduis pas mes réflexions jusqu'au bout, d'où les ratés.

Pour ma part, je penche pour cette dernière option. C'est évident que je cogite mal...un exemple ? Pff...des exemples, oui !

Le plus flagrant, le plus vieil exemple et qui, aujourd'hui encore, me fait me sentir bancale est celui-ci : lorsque j'ai eu 18 ans, puis 19 et ainsi de suite jusqu'à aujourd'hui (soit quelques dizaines d'années plus tard), à la question "tu ne veux pas passer  le permis de conduire?" je répondais "non ! j'ai trop peur en voiture ! et puis ça va, en Ile-de-Fance c'est plutôt bien desservi!".

Ok. Pourquoi pas, c'est un choix a priori raisonné comme un autre, non?

SAUF que...si vous le mettez en parallèle de cet autre choix de vie, revendiqué dès l'adolescence "moi je veux vivre à la campagne, je veux une maison, un jardin, je veux du calme"...il y a comme qui dirait quelques points de frictions, non?

Car hélas, en province, si tu n'es pas véhiculé, tu auras quelques difficultés 1/d'approvionnement 2/ d'emploi  etc - liste non exhaustive.

Comment je le sais ? car j'y suis en province ! alors oui, on peut trouver du boulot sans avoir de véhicule - mais ça restreint le bassin d'emploi, tout comme les opportunités puisqu'il n'est pas rare par ici de lire "permis B exigé" dans les offres d'emploi....

...les mauvaises langues diront que du coup, avec tout ce temps libéré grâce au chômage, je peux en perdre pas mal à aller faire mes courses à pieds dans cette ville de 26 000 habitants. Effectivement, oui - et c'est d'ailleurs ce que je fais un peu chaque jour, histoire de sortir le nez dehors et de ne pas que chercher un emploi...

L'indulgence vous fera dire que c'est là un mauvais choix, que rien est irrémédiable - et puis je finirais par passer mon permis...un jour...

Mmmh...si vous le pensez, c'est que vous êtes gentils, et, surtout, que vous n'avez pas connaissance de l'ensemble de mes mauvais choix...

Le pire et dernier mauvais choix ? ben justement : le chômage.

Oui oui...un choix. Le mien. Alors que j'avais la sécurité de l'emploi - entendre un CDI - et un poste pas trop mal payé - entendre au-dessus du SMIC.

Pourquoi l'ai-je quitté ? parce que je m'y ennuyais, parce que je me sentais dépérir professionnellement, parce que je voulais mieux - le truc là, qu'on appelle épanouissement...

Qu'ai-je gagné à faire ce choix, hormis une rupture conventionnelle et une allocation chômage ? Certainement pas l'épanouissement !

Il n'y a rien, mais alors strictement rien d'épnouissant à regarder le temps passer, surtout si, comme moi vous détestez trop de temps libre et/ou la routine... sans parler qu'à chaque candidature non retenue c'est la confiance en moi qui est égratinée...

Bilan : épanouissement 0 - choix de merde 1. 

....quand je vous disais que je ne savais pas faire de choix - ayant un impact positif, cqfc.

Faire de mauvais choix, je sais faire, et a priori, je le fais plutôt bien - hélas.

Mon prohain choix ? Ah ah...je vous vois venir....je crois qu'il va s'agir de postuler à des postes inintéressants pour pouvoir 1/ passer le temps 2/ gagner un salaire 3/ réaliser enfin que ce n'est pas dans le travail que je dois m'épanouir...

Même si...j'ai tellement bien retenu la précédente leçon que je ne parviens pas à me résoudre...j'ai comme qui dirait la hantise de trancher - et me ramasser, encore.

Posté par Virgule Biotine à 13:03 - Commentaires [1] - Permalien [#]